Le blog de Dirty Racoon

03 décembre 2009

Aujourd'hui, tout le monde m'aime

Aujourd’hui, j’ai bien dormi et je suis en forme. Du coup, tout le monde m’aime. C’est vrai, je ne sais pas ce qu’ils ont mais….Tout le monde me trouve bien habillée, tout le monde est content de me voir en forme. Quand je suis en forme je jouis d’une véritable « aura » bénéfique, qui induit de la bonne humeur autour de moi. Bienvenue à BisounoursLand, compliments, câlins et sourires au rendez-vous !

Que faire ? Eux qui hier m’agaçaient au plus au point…C’est étrange comme de jours en jours les gens sont tantôt insupportables, tantôt adorables. C’est bizarre comme ils vous aiment uniquement quand vous êtes en forme, que vous dégagez ce qu’on appelle communément une « énergie positive »….

Par extension, j’en déduis que quelqu’un qui va mal n’a pas le droit d’avoir des amis, n’a pas le droit d’être aimé. La nature élimine les faibles et malgré qu’il essaie de contourner cette loi, l’homme ne parvient pas réellement à y échapper.

A méditer, Ratons Ratonnes :p

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30 novembre 2009

Ce que je raconte, ils ne veulent décidément pas le savoir.

Tous les matins, je suis invitée à la « pause café » par la petite team de mes collègues matinaux. Que dire ? si ce n’est que l’échange est comme qui dirait assez limité. Ce matin, je devais être assez fatiguée car je me suis laissée aller à raconter mon week end. Quel manque de vigilance ! Moi qui pourtant mets un point d’honneur à ne pas parler avec eux. Oui car ce qu’ils veulent, c’est pouvoir parler, eux, d’eux. Ce qu’ils veulent, c’est qu’on les écoute et si possible qu’on trouve leurs histoires drôles. Ce qu’ils veulent, c’est qu’on leur demande comment s’est passé leur week end, et non qu’on leur raconte le nôtre. Dû probablement à ma pénible condition de femme, en outre, tous mettent un point d’honneur à m’interrompre si j’ai le malheur de prendre la parole. Et je le sais, bon dieu ! Je le sais mais aujourd’hui je me suis laissée aller. Et comme à chaque fois, lorsque j’ai parlé ils ont baissé les yeux pour que j’abrège, esquissant de vagues hochements de tête polis et dissimulant mal leur propre envie de s’exprimer. Pourtant, je ne ressens aucun besoin ni plaisir à discuter avec eux. Je ne les accompagne à la machine à café que pour « avoir l’air sociable », cela afin d’éviter le suicide social qui m’attendrait de façon inéluctable si je m’autorisais à être moi. Non, je me fiche complètement de m’exprimer auprès de ces gens là. Simplement, je m’ennuie tellement à les écouter parler que parfois je me mets à parler dans l’unique but de trouver un certain agrément à la conversation. Prétentieuse, Dirty Racoon hein ? Bof, ce sont eux qui sont trop fades.

Sid Vicious qui, depuis que je suis là, raconte éternellement les mêmes histoires, dans lesquelles le héros, lui, avait autrefois de super motos, de super bagnoles, faisait des trucs de dingues….mais c’était il y a loooooooooongtemps. Dans d’autres histoires, ce sont ses potes qui ont de super motos, de super bagnoles ou vivent des aventures incroyables…Sid Vicious a 30 ans et a beaucoup de mal à assumer la vie rangeée de bon père de famille qu’il a choisie. Sa frustration est palpable et il adore m’en foutre plein la tronche pour des raisons plus irrationnelles les unes que les autres du style : Il me kiffe mais ne peut l’avouer, il voudrait que je fasse plus attention à lui, il envie ma liberté et tout ce qu’elle implique. Alala, pauvre petit Sid, si pathétique.

Père Noël, quant à lui, est une personnification du gars bien-pensant, bien séant, qui jamais ne se mouille trop, dont la seule opinion est la même que celle de la majorité, dont les seules expressions sont des clichés réducteurs de la nature humaine. Père Noël est sympathique, mais qu’est-ce qu’il est fade !

Je suis vraiment con d’avoir pensé pouvoir dialoguer avec eux d’autre chose que de la pluie et du beau temps, que de la bière fabriquée dans le village d’à côté et du moteur de la bagnole du 85ème pote de Sid Vicious….

Ciao Ciao Ratons Ratonnes J

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20 novembre 2009

Qu'est-ce que tu veux que j'te dise?

Faut quand-même vraiment être un connard pour lâcher ça à qqn. C'est style tu viens me raconter ton problème, et j'te dis que j'en ai rien à foutre, mais sans être aussi franc.

"Qu'est-ce que tu veux que j'te dise", ou le meilleur moyen pour envoyer qqn chier sans être vulgaire...Je suis sans aucun doute une connasse de la pire espèce, mais à partir du moment où mon interlocuteur semble prendre son problème au sérieux, j'évite de lui infliger ce genre d'attitude méprisante...

Je l'admets, il y a des gens qui font des montagnes d'un rien, mais comme l'a dit Saint-Exupery, si pour lui c'est important, hein, hein? On ne peut rien contre ça, à part éventuellement l'aider à relativiser.

Par contre, le gars qui te parle pour te parler, le gars qui dit de la merde parce qu'il ne sait dire que ça, sans réfléchir à rien, et qui l'ouvre à tout va....Lui, lui je l'envoie chier mais avec toute la majesté dont je suis capable.

Anecdote : 2be3 (au regard de son look, ce "pseudo" lui va à ravir...) se trouve debout derrière moi et est en train de converser avec la pipelette mâle quotidiennement assise à ma gauche, Ringard n°1. 2be3 me voit taper à l'ordinateur et subitement adopte un comportement des plus étranges, qui consiste à s'extasier comme s'il voyait pour la première fois une aurore boréale apparaître devant ses yeux. Il est vrai que je tape très vite à l'ordinateur, mais qu'est-ce qu'on s'en braaaaanle... Je suis à cran ce matin là et, dans un effort de diplomatie qui ne me ressemble vraiment pas, je me contente de l'ignorer et de continuer mon travail. Accrochez-vous, la suite est particulièrement cocasse. Môssieur 2be3 qui s'approche de moi et, avec toutes les simagrées dont sa limitée personne est capable, me souffle à l'oreille la question suivante : "Dis moi, tu peux m'expliquer pourquoi une fois sur deux que je t'adresse la parole, on se lynche?"....

Que répondre à une ânerie pareille? Voici un aperçu des faits réels :

- En un an et demi, nous nous sommes pris la gueule UNE seule fois ==> je lui ai sèchement dis d'éviter de faire le moindre commentaire sur ma manière de m'habiller ou de me coiffer (non parce que cet espèce d'erzats de "Boys band" s'était permis de l'ouvrir sur ma coiffure....)

- Ne rien répondre à une vanne excessivement nulle relève pour moi de la tolérance extrême, et non du "lynchage"....

Il s'agissait d'un collègue de travail, et ne souhaitant pas voir mes relations professionnelles se dégrader, je me suis vue contrainte d'aller m'expliquer avec 2be3. Il l'ouvrait, sa gueule, il l'ouvrait.....au début. Finalement, il s'est vu obligé de reconnaître que j'avais raison, qu'il se donnait trop d'importance, que les humeurs d'une personne normalement constituée n'étaient généralement pas égales en toutes circonstances, que "ne rien dire" n'était finalement pas si violent, que me contenter d'un "bonjour-aurevoir" le lundi ne m'empêchait pas de lui faire une franche et amicale tape dans le dos le mardi, que la vie n'est pas un long fleuve tranquille, que j'avais été tout-à-fait correcte avec lui. A la fin de cette animée discussion, 2be3, presqu'à plat ventre, me remercie d'être venue régler ça de face.

J'aurais pu, hein, j'aurais pu lui lâcher le particulièrement hautain "Qu'est-ce que tu veux que j'te dise?" Mais non, même pour 2be3 j'ai fait un effort de considération.

Allez, une petite médaille pour Dirty Racoon qui petit à petit, excelle dans le mode "Colgate" requis par tout travail impliquant un minimum de relations.

Ciao ciao

Dirty Racoon

Posté par dirtyracoon à 21:53 - Commentaires [0]
19 novembre 2009

Jeune femme émoustillée en détresse

Je m’évertue à trouver un moyen de parler à Pharaon, et ce casse-couilles se contente de me parler du boulot. Et pendant longtemps en plus, pour bien me faire languir ! Comme une conne, j’attends que le sujet dérape mais non, ça reste dans le domaine des livraisons de produits. Fuck. Il est loin, le temps des conversations totalement inutiles destinées uniquement à une séduction mutuelle. Il va vraiment falloir que je prenne mon courage à deux mains pour lui demander quel est le problème….Version bis. En août, il venait vers moi et me demandait, de front « j’t’ai fait quelque chose ? Tu m’en veux ? » Et j’esquivais royalement par un « Mais non, c’est juste une période, et j’ai beaucoup de travail… ». A mon tour de lui demander s’il m’en veut… Mais est ce que du haut de ma grande gueule, je vais oser… ?

Ciao Ciao

Dirty Racoon

Posté par dirtyracoon à 10:37 - Commentaires [0]
18 novembre 2009

Pharaon

Mon bogoss est venu me parler aujourd’hui, après m’avoir ignorée pendant deux jours…Ce jeu du chat et de la souris n’en finira donc jamais ? Depuis qu’il joue l’indifférent (à moins que ce ne soit vrai peuh), je le trouve horriblement excitant. Je devais aller au hangar ce matin, et je n’ai pas pu m’empêcher de lui faire un petit signe légèrement aguicheur alors que je discutais avec Gaston.

Mais Pharaon mate aussi, ce petit coquin. Je ne l’avais d’abord pas reconnu, sur son clarck, mais c’était bien lui qui m’observait de loin…Contrairement à il y a quelques temps, il ne regarde que de loin, et de près il fait semblant de rien. Putain ça m’excite. Au final, il vaut bien mieux un emmerdeur qui fait mine de ne pas être atteint qu’un gland qui se met à coller au premier regard d’une petite jeune…

Pharaon est passé de l’un à l’autre avec brio. Et, alors que quelques mois plus tôt je commençais à le trouver lourd, là j’ai une putain d’envie qu’il m’attrape, c’est affolant. Du coup, je redouble d’efforts pour attirer son attention. Très important : mettre mon arrière train en valeur, que ce soit par le choix du jean ou de la position. J’ai constaté maintes fois qu’il s’agissait là d’un atout majeur avec la gente masculine. Et Pharaon n’échappe pas à cette règle universelle (sisi, U-NI-VER-SELLE).

Aujourd’hui, morose, je prends mon café avec Connard numéro 1 et Pauvre Naze numéro 450 quand Pharaon sort de sa grotte….ô Miracle, on dirait que mon petit signe de tout à l’heure a fait mouche, car il s’arrête près de moi, se sert un verre d’eau et me demande comment ça va. J’ai le temps de lui raconter mes horaires de malade mental pendant une minute ou deux, et zouuuu, la bête s’éclipse en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Je reste plantée là, sur le cul…

Qu’est-ce qui lui prend ? Alors qu’il y a quelques temps tout semblait dans la poche, là tout semble à refaire….Mais bon, je ne désespère pas, pas encore. Non, au vu de l’état de ma petite culotte (c’est pour le style bien sûr, en réalité je porte des strings) ces derniers jours, ma motivation s’est vue redoublée. Immaculées Ratonnes, Immaculés Ratons, je relève le défi ! Ses 42 ans, sa femme et ses gosses ne me font pas peur, ma conscience non plus, car les hormones sont les plus fortes ! Aha !

Je suis à l’image de ce monde impur et immoral, je ne suis qu’une mortelle victime de la puissance de ses entrailles….et qui n’a pas le courage de lutter contre ça. L’envie non plus d’ailleurs…

Après tout, on ne vit qu’une fois….

Ciao Bambinis

The Dirty Racoon

Posté par dirtyracoon à 18:43 - Commentaires [0]

Fin de journée : Les blaireaux au volant.

Ils me font chier, tous ces blaireaux, ils me font vraiment, mais vraiment, mais vraiment chier.

La journée commence généralement avec le connard à 140 km/h sur la bande de gauche de l'autoroute, quand la bande du milieu est.....ATTENTION ROULEMENT DE TAMBOUR.... vide! L'intérêt d'agir de la sorte? Probablement ce mesquin besoin de ne pas se faire dépasser. Tenter de le doubler par la droite l'incitera bien entendu soit à accélérer soit à se rabattre brusquement devant le nez de votre Titine chérie. Autre solution; le coller de très très près, ce qui est bien évidemment à la fois dangereux pour vous, et pour lui (aussi blaireau soit-il, il vaut probablement mieux éviter de le tuer).

Remarque de la plus haute importance : Attention si vous êtes une femme, veillez à prévoir double l' « exécrabilité » du comportement de l'homme auquel vous mettez la pression. Eh oui c'est une règle absolument générale, un homme ne supporte pas de se faire dépasser par une femme. Les psys vous expliqueront que ce n'est pas de leur faute, et que c'est dû à un besoin phallique (je kiffe particulièrement le ridicule de l'adjectif "phallique") de se montrer le plus puissant. Et oui après tout nous sommes programmés comme ça, nous ne sommes jamais que des animaux surdéveloppés. Nos comportements sont parfois primaires. Pratique, la psychologie, cette science qui vise à fournir des excuses aux comportements les plus vils. Une invention particulièrement "humaine", selon moi...

Quoi d'autre? Ah oui...les collègues croisés sur la route. Une vraie petite merveille, ceux-là. Si par malheur vous vous êtes un jour vantée de votre bolide adoré lors d'une petite pause café, et qu'ensuite vous croisez un collègue sur la route du travail, celui-ci se donnera un mal fou pour vous montrer qu'il est un véritable psychopathe au volant. Afin de ne pas perdre la face (car oui, une femme aussi peut avoir de la fierté), vous vous verrez alors obligée de rouler vous aussi comme une cinglée pour lui donner une petite leçon d'humilité, alors que s'il n'avait pas commencé, vous auriez gardé le raisonnable rythme de croisière de 170 km/h. Il est clair que je me fais un malin plaisir de ne laisser aucun de mes mâles collègues me dépasser au volant, excepté lorsque leur voiture le mérite (un certain standing, plus de 150 cv). Mais qu'est-ce que je me marre lorsque je les vois s'escrimer au volant de leur 2 tonnes moyennement cylindrées pour essayer de me donner du fil à retordre. Leur vie en dépend! Sisi, s'ils ne me dépassent pas, leur journée est foutue ! A l'heure actuelle, je compte bon nombre de journées gâchées à mon actif. Je n'en tire pas de fierté, mais quelques sourires sarcastiques tout de même. A qui la faute? A leur mini-bite, pardi! Quel est le meilleur moyen pour un homme de passer pour une tapette? Selon moi, c’est en s'évertuant à prouver à la femme qu'il est un dur (dixit Dirty Racoon). La classe c'est de montrer qu'il n'a rien à prouver, et qu'il respecte la femme même dans ses petites folies, même dans ses côtés inconscients....C'est difficile, apparemment, car il est rare de trouver des hommes capables de ça...

La journée se termine généralement par le connard à 40 km/h là où toute personne normalement constituée roulerait à 70 km/h…..Quand la limitation en ville est de 50 km/h, n’appelle-t-on pas ça un excès de prudence ? Les gens qui roulent à cette vitesse provoquent au moins autant d’accidents que ceux qui roulent trop vite. C’est simple, les vieux devraient être obligés de repasser le permis, les gens trop « lents » ou trop « peureux » pour rouler normalement devraient en être exclus. Pourquoi n’exclure que ceux qui ont un excès de couilles ? Un mec qui roule trop vite n’est pas plus dangereux qu’une connasse qui freine sec devant ta gueule parce « quelque chose, mais elle ne sait pas bien quoi, l’a saisie »……

Tiens, à propos, les femmes au volant….un sujet à développer également...

D’ici là, Ciao Bambinis

Dirty Racoon

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17 novembre 2009

Jour 1 : Initiation du public

Salut à tous,

Ratons et Ratonnes de la névrotique planète Terre. Vous voici arrivés au coeur de mes pensées les plus intimes, les plus sales, les plus moches, les plus viles....

Parce que les gens m'énervent, parce que cette vie me frustre, parce qu'à l'aube de mes trente ans je me sens embarquée dans un tourbillon sur lequel je n'ai aucune prise, parce que sans succès je me débats pour exister, parce que je lutte pur garder la tête hors de l'eau et éviter de me faire bouffer par les innombrables requins qui hantent les nébuleuses mers du monde du travail, parce que certaines pensées politiquement incorrectes ne peuvent être racontées que sous le couvert de l'anonymat si l'on veut éviter le suicide social, parce que de la révolte je passe petit à petit à la lassitude, parce qu'à tout prix j'ai besoin d'exprimer la nausée profonde que m'inspirent les comportements humains,

Je vous présente les chroniques du Dirty Racoon, cynique oeuvre décrivant les mésaventures de la jeune femme peu recommandable que je suis, perdue dans l'enfer du monotone "auto-boulot-dodo".  Du quarantenaire bazané sexy aux crétins frustrés de 30 ans....je navigue à grand peine dans ce gigantesque merdier qu'est devenue ma vie, cherchant la sortie en vain.

Une envie de décrire tout ça, une envie de cracher mon venin, une envie de dire tout ce que je pense au risque d'en choquer certains et d'en amuser d'autres...

Bienvenue à toi, ô innocente Ratonne, innocent Raton, dans les sombes méandres de mon esprit torturé.

The Dirty Racoon

Posté par dirtyracoon à 19:42 - Commentaires [0]